Le cyber-harcèlement, peu se sent concerné par ce phénomène et pourtant ! Les faits tragiques relatés nous prouvent que personne n'est à l'abri des dangers d'Internet.

Le suicide de Marion Fraisse

Marion Fraisse, 13 ans, est morte par pendaison à son domicile, le 13 février 2013. Victime de harcèlement scolaire et de cyber-harcèlement. Son histoire, tristement célèbre, a fait le tour de la France. En effet, nombreux connaissent cette histoire via les médias. Mais également avec le livre “Marion, 13 ans pour toujours“, écrit par Nora Fraisse, sa maman.

C’est une forme de harcèlement à diffusion rapide et à grande échelle. Insultes, moqueries, rumeurs sont répercutées à l’ensemble du réseau, elles sont incessantes puisque elles ont lieu nuit et jour, ne laissent aucun répit à la victime. Il suffit d’un simple clic pour humilier quelqu’un de façon rapide, groupée (1000 fois plus de spectateurs que les couloirs de l’école) et indirecte (sans s’adresser à la victime). Source: Marion la main tendue

Cyberbully, téléfilm né du cyber-harcèlement

Le harcèlement sur les réseaux sociaux a également inspiré le téléfilm “Cyberbully” ou “Le Mur de l’humiliation” sorti en 2011.

Ce téléfilm suit une jeune adolescente de 17 ans, Taylor Hillridge, qui reçoit un ordinateur portable pour son anniversaire. Elle s’inscrit sur un réseau social et l’enfer commence. Elle subit de nombreuses insultes et se retrouve prise au centre de rumeurs, nuisant à sa réputation. Après sa tentative de suicide, hospitalisée, elle fait la connaissance d’autres adolescents victimes de cyber-harcèlement. Sa mère, dévastée, décide d’en parler à l’école ainsi qu’à l’État afin d’empêcher le renouvellement d’événements similaires.

Se faire harceler sur le net, ça peut pousser un ado au désespoir. L’agression en groupe est une expérience traumatisante. Et sur le net, tout le monde peut voir, tout  le monde peut participer. C’est tout le temps là, 24h/24. Pour la victime, c’est encore plus dur, ça la poursuit, elle est piégée, elle ne peut pas y échapper. Dr Rilke (personnage fictif), Cyberbully, 2011

Ce film a principalement reçu des critiques positives.

Pour exemple, Common Sense Media, organisation américaine à but non lucratif spécialisée dans l’étude des médias et technologies familiales et des enfants, a donné 4 étoiles sur 5 pour ce film révélant que:

Cyberbully était un bon tremplin pour parler aux adolescents de la réelle existence des dangers sur le web. C’est du bon travail car il met le doigt sur les questions délicates, relatives à ce sujet, y compris l’anonymat que n’importe qui peut détenir en ligne, les ignorances juridiques permettant ce phénomène, mais aussi la pression sociale sur les adolescents à être à la pointe de la technologie, et la possible dévastation par l’intimidation, infligée à ses victimes et leurs famille.

Coté français, l’adaptation au cinéma du livre de Nora Fraisse, a également reçu des critiques positives.

Un film choc, coup de poing, à la fois très réaliste et dur ! Qui s’attaque autant à la défaillance du système de l’Éducation Nationale face à la violence qu’aux persécuteurs ! Critique de “atomewarrior” sur Allociné 

Megan Meier : suicide lié au cyber-harcèlement

Jeune adolescente née le 6 novembre 1992 dans le Missouri aux États-Unis. Cette américaine s’est donné la mort trois semaines avant son quatorzième anniversaire, le 17 octobre 2006.

Quelques années plus tôt, la jeune fille est prise en charge par un psychiatre en CE2 et est diagnostiquée de troubles du déficit de l’attention et de dépression.

L’adolescente crée son compte MySpace alors qu’elle entre en 5ème à l’Immaculate Conception Catholic School.

Un jeune homme de 16 ans répondant au nom de Josh Evans va alors s’intéresser à l’adolescente qui va rapidement devenir l’ami du jeune homme “en ligne”. En effet ils ne se sont jamais rencontrés dans la vraie vie.

Derrière ce “Josh” se cache en réalité Lori Drew et sa fille (qui est une ancienne amie de Megan) ainsi qu’une employée de Drew, Ashley Grills. Elles affirment avoir créé ce faux profil afin de soutirer des informations personnelles sur la jeune fille pour l’humilier publiquement. Mais aussi pour se venger des rumeurs que Megan avait lancé sur la jeune Drew. De nombreux individus auraient mis à jour ce compte falsifié.

La jeune Meier est retrouvée pendue dans la penderie de sa chambre 21 minutes après avoir reçu un message de “Josh” déclarant: « tout le monde à O’Fallon te connaît. Tu es méchante et tout le monde te déteste. Tu ferai mieux de crever. Le monde se porterait bien mieux sans toi ».

Après le décès de Megan Meier, Lori Drew annonce que c’était une “blague” et qu’elle a créé ce faux compte dans le but de « gagner la confiance de Megan et de savoir ce qu’elle pensait de sa fille et des autres internautes ».

Suite à la mort de sa fille, Tina Meier fonde la Megan Meier Foundation pour prévenir contre le cyber-harcèlement. Grâce à  cette fondation, 34 États aux États-Unis ont déjà voté une loi punissant le cyber-harcèlement.

Amanda Todd

Adolescente canadienne née le 27 novembre 1996, morte tragiquement le 10 octobre 2012, à seulement 15 ans. Son histoire est connue à travers le monde.

Le 7 septembre 2012, Amanda poste une vidéo sur la plateforme YouTube, qu’elle appelle My Story : Struggling, bullying, suicide and self-harm (Mon Histoire : lutte, harcèlement, suicide et auto-mutilation), dans laquelle elle raconte le calvaire qu’elle vit chaque jour. La vidéo atteint plus de 1 600 000 fois  de vue à travers le monde.

Dans cette vidéo, la jeune fille raconte comment un inconnu l’a fait chanter sur le net. Après qu’elle lui ait envoyé des photos de sa poitrine dénudée. Elle raconte en neuf minutes, deux ans de sa vie, durant lesquelles, elle a déménagé et changé plusieurs fois d’établissement scolaire. L’inconnu, ainsi que de nombreux internautes, l’insultent chaque jour sur une page Facebook créée à cet effet. C’en est trop pour la jeune fille qui finit par craquer. L’adolescente est retrouvée pendue à son domicile le 10 octobre 2012, vers 18h.

Suite à la mort de sa fille, Carol Todd crée la Fondation Amanda Todd, qui recueille des dons pour des programmes de sensibilisation à la lutte contre le harcèlement. Mais aussi des dons destinés à des programmes aidant les jeunes souffrant de problèmes mentaux.

En conclusion : sur la toile, il faut savoir rester vigilant. On oublie trop souvent que de nombreux dangers nous guettent. Ce que l’on poste sur nous, ce que l’on dit à un inconnu, la moindre information peut nous porter préjudice.
Cyber-harcèlement, un danger né de la toile
Par Cyber-harcèlement, un danger né de la toile
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