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Protocoles SPF, DKIM et DMARC : un coup de boost pour la délivrabilité de vos e-mails

Mis à jour7 décembre 2023 Écrit par Mélanie Lefèvre Nb de vues 2337 Commentaires 0

Comment assurer la bonne délivrabilité de ses e-mails tout en protégeant sa configuration face aux tentatives d'hameçonnage et d'usurpation d'identité des pirates malveillants ? Si votre entreprise n'a pas anticipé ce problème de sécurité informatique, elle est confrontée à ce défi.

délivrabilité emails : booster son taux d'ouverture avec SPF DKIM et DMARC

Lors d’une campagne d’e-mailing par exemple, la délivrabilité a un impact direct sur votre ROI. Suivre ce KPI est primordial ! Comment maintenir un taux de délivrabilité optimal de vos emails ? Quels sont les protocoles SPF, DKIM et DMARC ? Comment agissent-ils pour être les anges gardiens de votre serveur de messagerie et par la même occasion, de votre réputation ? Comment les configurer ?

Tour d’horizon des fonctionnalités de ces 3 protocoles.

E-mailing : la délivrabilité en quelques mots

La délivrabilité est le taux d’e-mails envoyés par votre système de messagerie qui atterrissent dans la boîte de réception de votre destinataire. En 2023, ce taux moyen est de 95 %.

5 mails sur 100 envoyés sont alors :

  • considérés comme spam par le domaine du destinataire, et donc comme n’étant pas du tout de confiance,
  • bloqués par la messagerie de votre destinataire.

Si lors d’une campagne d’emailing, votre taux de délivrabilité est en dessous de cette valeur moyenne, cela signifie que votre nom de domaine n’est pas considéré comme suffisamment sûr.

Quels sont les risques qui mettent en péril votre taux de délivrabilité ?

Tout expéditeur d’e-mail redoute que son envoi soit intercepté, utilisé pour commettre une fraude ou à moindre mal pénalement parlant, considéré comme un spam par le fournisseur d’accès (FAI) du destinataire.

Cette crainte se voit accrue lors d’une campagne marketing d’e-mailing (envoi en nombre).

Dans ces trois configurations, l’envoi ne sera pas lu et l’information qu’il contient ne sera pas connue de votre destinataire. Un coup d’épée dans l’eau pour votre communication avec vos clients, vos collaborateurs et vos fournisseurs ! C’est bien dommage ; surtout que l’emailing est l’outil phare de votre com’ digitale.

Qui n’a jamais dit à son interlocuteur : « Vous n’avez pas reçu mon e-mail ? Vous avez regardé dans votre courrier indésirable ? »

Si c’est souvent votre cas et que le taux de délivrabilité de votre dernière campagne d’e-mailing a chuté, une procédure pour améliorer la sécurité de votre serveur de messagerie est primordiale ! Votre ROI en dépend !

Que connaissez-vous sur les protocoles SPF, DKIM et DMARC ? Ce sont des protocoles ou plutôt de véritables anges gardiens de l’authenticité de votre identité numérique.

👉 La délivrabilité de vos e-mails dépend justement de la qualité de cette authenticité.

Focus sur le fonctionnement de ces 3 protocoles.

Protocoles SPF, DKIM et DMARC : définition et usage

Mise en spam, Phishing, Spoofing de domaine, hameçonnage et usurpation d’identité : autant d’esprits malveillants qui guettent la faille dans la boite e-mail de votre entreprise.

Les pirates informatiques regorgent de méthodes…

Certains peuvent avoir d’énormes conséquences sur votre activité voire mettre en péril votre entreprise et sa réputation. Avouons que le mieux est de traiter le problème en amont !

C’est là que les protocoles SPF, DKIM et DMARC entrent en jeu.

Véritables sentinelles, ces outils sont essentiels pour renforcer la sécurité des emails et garantir une délivrabilité optimale. Ils sont tous trois utilisés pour lutter contre l’hameçonnage et protéger les utilisateurs contre les attaques de phishing.

Détaillons leur fonctionnement respectif.

SPF : le protocole d’authentification d’IP

SPF est l’acronyme de Sender Policy Framework.

Il s’agit d’un mécanisme d’authentification des emails. Il fonctionne en ajoutant une liste d’adresses IP autorisées dans les enregistrements DNS associés à un nom de domaine.

Ainsi, lorsqu’un serveur de messagerie reçoit un email, il vérifie dans cette liste, si l’adresse IP de l’expéditeur est autorisée à envoyer des emails sous ce nom de domaine.
Si ce n’est pas le cas, l’email peut être marqué comme spam ou rejeté par le FAI (fournisseur d’accès Internet) destinataire.

💡 Le protocole SPF, c’est le vigile à l’entrée de votre serveur de messagerie qui vérifie qu’en tant qu’expéditeur, vous êtes bien sur sa liste  !

délivrabilité emails : protocole SPF représenté par un vigile

DKIM : le protocole à signature numérique

DKIM (DomainKeys Identified Mail) est un autre protocole d’authentification des e-mails.

Contrairement au SPF, vous n’avez pas besoin de fournir une liste d’IP autorisées ce qui peut être fastidieux selon le nombre d’appareils susceptibles d’envoyer des e-mails (pc, mac ou smartphone).

Le protocole DKIM utilise une signature numérique pour vérifier l’authenticité de l’e-mail et garantir qu’il n’a pas été modifié lors de son trajet entre l’expéditeur et le destinataire.

En effet, certains pirates informatiques interceptent vos emails pour en modifier le contenu.

👉 La gendarmerie a enregistré des plaintes pour modification des pièces jointes, notamment dans le cas de RIB fourni avec les factures.

Ce procédé des hackers est rendu plus difficile à mettre en œuvre si votre messagerie est dotée d’un procédé DKIM.

L’expéditeur signe l’email avec une clé privée. Par la suite, le serveur de messagerie du destinataire vérifie la signature à l’aide de la clé publique stockée dans les enregistrements DNS du domaine. Si la signature est valide, cela signifie que l’email n’a pas été modifié et qu’il provient bien de l’expéditeur légitime.

💡 En quelque sorte, il vérifie si l’ADN de l’e-mail est bien le vôtre !

délivrabilité emails avec protocole dkim : vérification de l'adn

Une fois ce levier de sécurité installé, les serveurs de messagerie considèrent votre nom de domaine d’email comme une entité sécure. Vos e-mails sont alors moins susceptibles d’atterrir dans les spamsnbsp;! Votre taux de délivrabilité augmente !

DMARC : l’ange gardien de votre identité

DMARC est l’acronyme anglais de Domain-based Message Authentication, Reporting, and Conformance.

Cette méthode d’authentification vérifie que votre identité n’a pas été usurpée par un pirate informatique lors d’une opération de phishing : vous êtes bien l’expéditeur de cet e-mail, le serveur destinataire peut donc le délivrer en toute confiance.

👉 Le but d’un phishing est généralement une opération en cascade dont la finalité est d’hameçonner les contacts de la boite mail précédemment hackée.

Implémenter un protocole DMARC a par conséquent un double intérêt : expéditeur et destinataire sont tous deux protégés.

délivrabilté emails protocole DMARC : ange-gardien

En pratique, DMARC s’appuie sur les 2 protocoles précédents, SPF et DKIM, implémentés ensemble. DMARC inclut la possibilité d’émettre un rapport vers l’expéditeur. Ce dernier recevra alors une trace de toute tentative d’utilisation frauduleuse de son nom de domaine

💡 Le protocole DMARC ajoute donc une vision communautaire au combat pour une délivrabilité des e-mails en sécurité.

Comment paramétrer les protocoles SPF, DKIM et DMARC ?

Configurer SPF

Le SPF requiert la liste des adresses IP susceptibles d’envoyer des e-mails pour votre entreprise.

👉 Vous devez donc paramétrer votre DNS en lui donnant accès à cette liste aux formats SPF ou TXT (à préférer car plus aisément lisible et éditable).

Pour optimiser votre réputation auprès des systèmes de messagerie, et par voie de conséquence votre délivrabilité, cette liste doit être complète et précise, ce qui selon la taille de votre entreprise, son mode de fonctionnement (remote ou non) peut s’avérer rapidement complexe et fastidieux.

Configurer DKIM

Un enregistrement DKIM consiste à générer les clés DKIM et à les enregistrer sur le DNS.

Il est probable que votre fournisseur de domaine propose une solution native pour générer les clés privées. Vous devez alors suivre les instructions proposées au niveau du DNS ou dans l’aide.

👉 Note : chaque nom de domaine peut comprendre plusieurs enregistrements DKIM au niveau du DNS au format TXT.

Configurer DMARC

Pour configurer le protocole DMARC, vous devez configurer correctement SPF et DKIM dans les enregistrements DNS de votre nom de domaine.

Cela implique :

  • d’ajouter les adresses IP autorisées dans l’enregistrement SPF,
  • de générer les clés DKIM,
  • et de les ajouter dans les enregistrements DNS.

Ensuite, vous devez configurer les politiques DMARC en spécifiant ce que vous souhaitez faire des e-mails qui échouent à l’authentification SPF ou DKIM.

💡 Cela peut être fait en ajoutant un enregistrement DMARC dans le DNS de votre nom de domaine.

Avoir une bonne réputation d’expéditeur auprès des différents systèmes de messagerie est gage d’une délivrabilité optimisée.

Implémenter le protocole DMARC, qui regroupe SPF ET DKIM entre autres, semble être la solution aujourd’hui idéale pour la sécurité de vos emails et celle de vos destinataires.

Ce qu’il faut retenir sur la délivrabilité de vos emails

La configuration correcte de ces protocoles, ainsi que la mise en place de mesures de sécurité supplémentaires telles que des serveurs de messagerie sécurisés et des filtres anti-spam, contribuent à renforcer la sécurité de votre messagerie électronique.

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