Qu’est-ce que le CMS WordPress ? Pourquoi sa part de marché augmente ?

WordPress est un logiciel destiné à la conception et à la mise à jour dynamique de sites web ou d'applications multimédias.

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En résumé :

  • WordPress est un CMS open source, écrite en PHP, idéal pour créer des sites dynamiques et blogs.
  • Depuis sa création en 2003, il a évolué à travers de nombreuses versions offrant diverses fonctionnalités.
  • En 2022, WordPress a atteint 44% de part de marché et reste leader incontesté des CMS en 2024.

WordPress est un logiciel de la famille des systèmes de gestion de contenu ou encore CMS (Content Management System).

Le CMS WordPress permet à la fois de gagner du temps de développement au niveau de la création de votre site internet et d’y ajouter facilement des pages, WordPress permet donc la création de sites dynamiques.

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L’histoire du CMS WordPress

Comment WordPress est-il né ? (2003-2009)

2003 : naissance du CMS. Matt Mullenweg et Mike Little reprennent b2/cafelog, un logiciel de blog libre créé en 2001 par Michel Valdrighi. Le projet est écrit en PHP, repose sur MySQL et reste gratuit : c’est le WordPress téléchargeable sur wordpress.org, à ne pas confondre avec le service WordPress.com.

  • WordPress 0.7 (27 mai 2003) : première version publique, encore sans nom de code. Elle apporte un gestionnaire de liens, la conformité XHTML 1.1 et les extraits manuels.

2004 : WordPress inaugure sa tradition. Chaque version majeure rend désormais hommage à un musicien de jazz.

  • WordPress 1.0 « Miles » (3 janvier 2004), pour Miles Davis : permaliens lisibles par les moteurs de recherche, catégories multiples, modération des commentaires. Le SEO est dans l’ADN du CMS dès le départ.
  • WordPress 1.2 « Mingus » (22 mai 2004), pour Charles Mingus : arrivée de l’architecture d’extensions (plugins), des sous-catégories et des traductions. Un tournant décisif.

2005 : WordPress dépasse le simple blog.

  • WordPress 1.5 « Strayhorn » (17 février 2005), pour Billy Strayhorn : pages statiques, système de thèmes à base de modèles, modération des commentaires renforcée.
  • WordPress 2.0 « Duke » (31 décembre 2005), pour Duke Ellington : tableau de bord repensé, administration plus rapide, éditeur visuel WYSIWYG.

2007 : trois versions et une communauté qui produit des extensions à tour de bras.

  • WordPress 2.1 « Ella » (22 janvier 2007), pour Ella Fitzgerald : sauvegarde automatique, correcteur orthographique, page d’accueil statique.
  • WordPress 2.2 « Getz » (16 mai 2007), pour Stan Getz : widgets natifs, flux Atom, import depuis Blogger.
  • WordPress 2.3 « Dexter » (24 septembre 2007), pour Dexter Gordon : étiquettes (tags) natives, notifications de mises à jour, URL canoniques.

2008 : la version 2.4 n’a jamais existé. L’équipe passe directement de la 2.3 à la 2.5.

  • WordPress 2.5 « Brecker » (29 mars 2008), pour Michael Brecker : tableau de bord épuré et personnalisable, envoi de plusieurs fichiers à la fois.
  • WordPress 2.6 « Tyner » (15 juillet 2008), pour McCoy Tyner : révisions des articles, bouton « Press This » pour publier depuis le navigateur, aperçu des thèmes.
  • WordPress 2.7 « Coltrane » (10 décembre 2008), pour John Coltrane : nouvelle interface d’administration, commentaires imbriqués, installation d’extensions en un clic.

2009 : WordPress remporte le prix du meilleur CMS open source.

  • WordPress 2.8 « Baker » (11 juin 2009), pour Chet Baker : installation de thèmes en un clic, widgets repensés, coloration syntaxique dans l’éditeur.
  • WordPress 2.9 « Carmen » (18 décembre 2009), pour Carmen McRae : corbeille avec annulation, éditeur d’images intégré, mise à jour groupée des extensions.

logo cms wordpress

Comment WordPress est-il devenu un vrai CMS ? (2010-2017)

2010 : WordPress entre au « Hall of Fame » des Open Source CMS Awards.

  • WordPress 3.0 « Thelonious » (17 juin 2010), pour Thelonious Monk : fusion avec WordPress MU (gestion multisite), menus personnalisés, types de contenus personnalisés, thème Twenty Ten.

2011 : le CMS gagne en légèreté et en confort.

  • WordPress 3.1 « Reinhardt » (23 février 2011), pour Django Reinhardt : barre d’administration, formats d’articles, administration du réseau multisite.
  • WordPress 3.2 « Gershwin » (4 juillet 2011), pour George Gershwin : un cœur plus rapide et plus léger, tableau de bord rafraîchi, thème Twenty Eleven.
  • WordPress 3.3 « Sonny » (12 décembre 2011), pour Sonny Stitt : envoi de fichiers par glisser-déposer, nouvelle barre d’outils, menus déroulants au survol.

2012 : WordPress confirme sa place de leader des CMS.

  • WordPress 3.4 « Green » (13 juin 2012), pour Grant Green : arrivée de l’outil de personnalisation (Customizer), intégration des tweets, HTML dans les légendes d’images.
  • WordPress 3.5 « Elvin » (11 décembre 2012), pour Elvin Jones : nouveau gestionnaire de médias, thème Twenty Twelve, administration compatible écrans Retina.

2013 : la sécurité devient automatique.

  • WordPress 3.6 « Oscar » (1er août 2013), pour Oscar Peterson : thème Twenty Thirteen, révisions repensées, verrouillage des articles en cours d’édition.
  • WordPress 3.7 « Basie » (24 octobre 2013), pour Count Basie : mises à jour de sécurité automatiques en arrière-plan, indicateur de robustesse des mots de passe.
  • WordPress 3.8 « Parker » (12 décembre 2013), pour Charlie Parker : administration modernisée dans l’esprit du Flat design, schémas de couleurs, thème Twenty Fourteen.

2014 : place à la version 4.

  • WordPress 3.9 « Smith » (16 avril 2014), pour Jimmy Smith : éditeur visuel amélioré, images en glisser-déposer, aperçu en direct des widgets.
  • WordPress 4.0 « Benny » (4 septembre 2014), pour Benny Goodman : médiathèque en grille, aperçu des contenus intégrés, recherche d’extensions améliorée, choix de la langue dès l’installation.
  • WordPress 4.1 « Dinah » (18 décembre 2014), pour Dinah Washington : thème Twenty Fifteen, mode d’écriture sans distraction, déconnexion de toutes les sessions.

2015 : le CMS se prépare au web mobile.

  • WordPress 4.2 « Powell » (23 avril 2015), pour Bud Powell : nouveau Press This, prise en charge des emojis, changement de thème depuis le Customizer.
  • WordPress 4.3 « Billie » (18 août 2015), pour Billie Holiday : menus dans le Customizer, raccourcis de mise en forme, icône de site (favicon).
  • WordPress 4.4 « Clifford » (8 décembre 2015), pour Clifford Brown : images responsives natives, contenus intégrables partout, thème Twenty Sixteen.

2016 : des mises à jour plus fluides et une API ouverte.

  • WordPress 4.5 « Coleman » (12 avril 2016), pour Coleman Hawkins : liens en ligne dans l’éditeur, aperçu responsive en direct, logo personnalisé.
  • WordPress 4.6 « Pepper » (16 août 2016), pour Art Pepper : mises à jour sans rechargement de page, polices système natives, récupération du contenu en cours de rédaction.
  • WordPress 4.7 « Vaughan » (6 décembre 2016), pour Sarah Vaughan : thème Twenty Seventeen, en-têtes vidéo, API REST pour les contenus, langue d’administration propre à chaque utilisateur, aperçu des PDF dans la médiathèque.

2017 : les widgets prennent du galon.

  • WordPress 4.8 « Evans » (8 juin 2017), pour Bill Evans : widgets médias (image, vidéo, audio), widget texte enrichi, événements WordPress à proximité.
  • WordPress 4.9 « Tipton » (15 novembre 2017), pour Billy Tipton : planification des modifications du Customizer, coloration syntaxique et contrôle d’erreurs pour le code, widget galerie.

Qu’a changé l’éditeur Gutenberg ? (2018-2024)

2018 : le plus gros virage de l’histoire du CMS.

  • WordPress 5.0 « Bebo » (6 décembre 2018), pour Bebo Valdés : l’éditeur de blocs Gutenberg remplace TinyMCE. Thème Twenty Nineteen et extension Classic Editor pour les nostalgiques.

2019 : WordPress surveille la santé de votre site.

  • WordPress 5.1 « Betty » (21 février 2019), pour Betty Carter : premières alertes « Santé du site », éditeur plus rapide.
  • WordPress 5.2 « Jaco » (7 mai 2019), pour Jaco Pastorius : écran Santé du site, protection contre les erreurs PHP fatales grâce au mode de récupération.
  • WordPress 5.3 « Kirk » (12 novembre 2019), pour Rahsaan Roland Kirk : thème Twenty Twenty, rotation automatique des images, vérification de l’e-mail administrateur.

2020 : place aux mises à jour automatiques.

  • WordPress 5.4 « Adderley » (31 mars 2020), pour Nat Adderley : blocs Boutons et Icônes sociales, interface d’édition épurée.
  • WordPress 5.5 « Eckstine » (11 août 2020), pour Billy Eckstine : mises à jour automatiques des extensions et thèmes, compositions de blocs, répertoire de blocs. Elle ajoute aussi le chargement différé natif des images et un sitemap XML intégré, deux bons points pour le SEO.
  • WordPress 5.6 « Simone » (8 décembre 2020), pour Nina Simone. En voiture Simone ! Au programme : thème Twenty Twenty-One, mises à jour automatiques étendues au cœur, mots de passe d’application.

2021 : HTTPS et images modernes deviennent la norme.

  • WordPress 5.7 « Esperanza » (9 mars 2021), pour Esperanza Spalding : passage en HTTPS en un clic, chargement différé des iframes, palette de couleurs simplifiée.
  • WordPress 5.8 « Tatum » (20 juillet 2021), pour Art Tatum : widgets en blocs, bloc Boucle de requête, édition des modèles, prise en charge du format WebP.

2022 : l’édition complète du site arrive.

  • WordPress 5.9 « Joséphine » (25 janvier 2022), pour Joséphine Baker : édition complète du site (Full Site Editing), thème Twenty Twenty-Two, bloc Navigation.
  • WordPress 6.0 « Arturo » (24 mai 2022), pour Arturo O’Farrill : bascule entre variations de style, verrouillage des blocs, vue en liste améliorée.
  • WordPress 6.1 « Misha » (1er novembre 2022), pour Mikhail Alperin : thème Twenty Twenty-Three, nouveaux modèles, typographie fluide.

2023 : l’éditeur de site gagne en maturité.

  • WordPress 6.2 « Dolphy » (29 mars 2023), pour Eric Dolphy : éditeur de site repensé, Style Book, médias libres Openverse directement dans l’éditeur.
  • WordPress 6.3 « Lionel » (8 août 2023), pour Lionel Hampton : éditeur de site unifié, palette de commandes, blocs Notes de bas de page et Détails.
  • WordPress 6.4 « Shirley » (7 novembre 2023), pour Shirley Horn : thème Twenty Twenty-Four, assez souple pour un artisan, un photographe ou un blogueur. S’y ajoutent les catégories de compositions et les Block Hooks.

2024 : WordPress souffle ses 21 bougies et reste le leader incontesté des CMS.

  • WordPress 6.5 « Regina » (2 avril 2024), pour Regina Carter : bibliothèque de polices, Interactivity API, révisions des modèles, dépendances entre extensions.
  • WordPress 6.6 « Dorsey » (16 juillet 2024), pour Tommy Dorsey : retour arrière automatique si une mise à jour d’extension casse le site, contenus modifiables dans les compositions synchronisées, nouvelle mise en page de l’éditeur de site.
  • WordPress 6.7 « Rollins » (12 novembre 2024), pour Sonny Rollins : thème Twenty Twenty-Five, vue « zoom arrière », liaison des blocs aux champs personnalisés.

Où en est WordPress en 2025 et 2026 ?

2025 : une année au rythme ralenti, avec deux versions majeures au lieu des trois prévues.

  • WordPress 6.8 « Cecil » (15 avril 2025), pour Cecil Taylor : chargement spéculatif des pages (navigation plus rapide), mots de passe chiffrés avec bcrypt, Style Book retravaillé.
  • WordPress 6.9 « Gene » (2 décembre 2025), pour Gene Harris : Notes pour commenter directement un bloc, palette de commandes dans tout le tableau de bord, Abilities API qui pose les bases de l’IA. Les styles sont chargés à la demande pour un front plus léger.

2026 : WordPress passe en version 7 et intègre l’IA dans son cœur.

  • WordPress 7.0 « Armstrong » (20 mai 2026, au lieu du 9 avril prévu), pour Louis Armstrong : client IA intégré au cœur, écran Réglages > Connecteurs pour brancher OpenAI, Anthropic ou Google, tableau de bord modernisé, révisions visuelles. PHP 7.4 devient le minimum. La coédition en temps réel est reportée.
  • WordPress 7.1 « Mary Lou » (19 août 2026), pour Mary Lou Williams : styles responsives par appareil sans une ligne de CSS, nouvel éditeur de médias, compression des images dans le navigateur, formats AVIF et HEIC, blocs Onglets et Playlist, Notes avec mentions.

Et maintenant ? La version en cours est la 7.1.3 (6 octobre 2026), qui corrige sept failles de sécurité. WordPress 7.2 est attendue en décembre 2026. Votre site tourne encore sur une ancienne branche ? Voici pourquoi et comment mettre à jour WordPress.

Les dernières versions majeures de WordPress
Version Nom de code Sortie Nouveauté phare
6.7 Rollins 12/11/2024 Thème Twenty Twenty-Five
6.8 Cecil 15/04/2025 Chargement spéculatif
6.9 Gene 02/12/2025 Notes sur les blocs
7.0 Armstrong 20/05/2026 IA intégrée au cœur
7.1 Mary Lou 19/08/2026 Styles responsives natifs
7.2 — Décembre 2026 (prévue) —

Côté usage, WordPress équipe 39,6 % de tous les sites web et 58,3 % des sites dont le CMS est identifié (W3Techs, 23 octobre 2026). Sa part globale recule légèrement depuis le pic de 2025, face à Shopify et Wix. Mais aucun concurrent n’en approche. Et deux tiers des sites WordPress tournent déjà sur la version 7.

Les principales fonctionnalités de WordPress

Il permet de gérer facilement l’ensemble d’un site web, les quatre promesses de WordPress sont les suivantes :

« Libre, respectueux des standards, ergonomique et rapide à installer »

WordPress intègre toutes les fonctionnalités présentes dans la majorité des CMS de type blog, il permet à plusieurs auteurs de publier des billets, ces billets sont automatiquement classés par date et par catégories. Au fil des versions, WordPress s’est enrichi de nouvelles fonctionnalités.

En voici une liste non exhaustive :

  • La possibilité de travailler à plusieurs sur un même document,
  • changer rapidement l’aspect du site grâce à l’utilisation des styles CSS, un site peut changer d’apparence en un clic (ou presque),
  • l’importation de contenus depuis plusieurs autres systèmes de gestion de contenus, tels que Blogger,
  • l’exportation de flux de syndication au format RSS,
  • la séparation des opérations de gestion de la forme et du contenu,
  • une structuration et une hiérarchisation du contenu,
  • une fine gestion des règles de publication des commentaires laissés sur chaque article publié,
  • la gestion des rétroliens,
  • le respect strict de la typographie,
  • une interface polyglotte,
  • une protection native contre le spam, de nombreuses extensions  comme Akismet peuvent apporter une protection encore plus pointue,
  • la publication d’articles protégés par mot de passe,
  • la possibilité de gérer tous les médias (images, vidéos, audio, fichiers divers…) de manière simple et intuitive grâce à la bibliothèque de médias intégrée dans le CMS,
  • une grande facilité d’installation et de mise à jour,
  • l’interopérabilité entre tous les navigateurs et le respect des standards XHTML et CSS,
  • une chaîne de publication (workflow) permettant de mettre en ligne le contenu des documents,
  • compatibilité avec les standards actuels de rétroliens et pings qui permettant de lier des articles entre eux,
  • compatibilité avec le service de Ping fourni par Ping-O-Matic,
  • création de site SEO-Friendly (optimisation du référencement naturel),
  • une administration facile des utilisateurs, de leurs attributs et permissions permettant à de nombreux auteurs de publier sur le même site (administrateur, contributeur, etc.).

SEO-Friendly

Pourquoi WordPress est-il leader ?

WordPress n’est pas le seul CMS de la planète web, c’est un parmi d’autres (Joomla, Drupal, TYPO3, …). Alors pourquoi lui ? Avec ses nombreuses fonctionnalités, il est plutôt destiné à des utilisateurs expérimentés avec un minimum de connaissances des systèmes de gestion de contenus.

WordPress est tout de même fréquemment utilisé par les agences web pour que leurs clients puissent gérer eux-mêmes leur site Web grâce à une console d’administration très claire, la profusion des menus et ses possibilités en matière de configuration peuvent rebuter les utilisateurs les plus néophytes.

seo

Les utilisateurs expérimentés, quant à eux, exploitent toutes les possibilités de WordPress et transforment un blog en un véritable site vitrine, un portfolio ou même un site e-commerce. Sa polyvalence est un sérieux atout face à ses concurrents. Il existe de plus une large communauté d’utilisateurs et de développeurs permettant de trouver une multitude de ressources (Template, module, plugin) pour optimiser et personnaliser son site internet.

Ce qu’il faut retenir de WordPress

Pour conclure, WordPress est suffisamment intuitif pour être utilisé par des néophytes avec WordPress.com par exemple (service de publication de contenu en ligne gratuit sur une version limitée de WordPress), et suffisamment personnalisable pour être utilisé par les utilisateurs les plus aguerris.

Du simple blog personnel à une boutique de vente en ligne avec Woocommerce, WordPress est le CMS qui répondra à toutes vos attentes !