google hummingbird

En 2013, la ménagerie Google accueillait un nouvel habitant : le colibri. Quel a été l’impact de Google Hummingbird sur le référencement naturel des pages web ?

L’objectif d’un moteur de recherche est de proposer les réponses les plus pertinentes aux requêtes formulées par les internautes. Dans cette optique, le plus fameux de ces moteurs a créé toute une ménagerie, dont fait partie Google Hummingbird : l’algorithme le plus important à prendre en compte dans le cadre du SEO, puisqu’il permet de décrypter les intentions cachées derrière les demandes des utilisateurs. Explications.

Google Hummingbird : mais quel est ce drôle d’oiseau ?

Traditionnellement, le colibri est un charmant oiseau apodiforme, de petite taille et aux couleurs vives, également appelé « oiseau-mouche ». Depuis quelques années, c’est aussi un algorithme de Google (« hummingbird », le mot anglais pour colibri) visant à améliorer la pertinence des réponses proposées aux internautes en interprétant mieux leurs requêtes.

L’existence de Google Hummingbird découle d’un constat : un utilisateur heureux est un utilisateur qui trouve une réponse adéquate à la question posée. Le colibri a donc été lancé (à la suite de ses camarades de jeu, le Panda et le Pingouin) pour optimiser le traitement des demandes des internautes en tâchant de mieux prendre en compte leurs intentions premières.

Lancé en 2013, l’algorithme Google Hummingbird a constitué une véritable révolution dans la façon dont le moteur de recherche traitait les requêtes, notamment dans le cadre des expressions « longue traîne ». Sachant que Google est le moteur le plus utilisé au monde, les spécialistes du SEO ne sont donc pas restés indifférents à la beauté du plumage de cet oiseau.

Comment fonctionne le Colibri de Google ?

Google Hummingbird a pour but de modifier les mécanismes de recherche. Plus intelligent et plus malin que ses camarades, il entend comprendre ce qui se cache derrière les requêtes des internautes. Ce qui lui permet de répondre avec plus de pertinence à trois types de demandes :

  • Les requêtes génériques qui ont plusieurs sens possibles (quand un internaute tape « Apple », est-ce qu’il souhaite en savoir plus sur ce merveilleux fruit ou s’informer au sujet de la marque de produits électroniques ?).
  • Les requêtes longue traîne, composées de plus de cinq mots, qu’il faut traduire en une interrogation plus courte pour faciliter la tâche du moteur. Ces requêtes sont souvent issues de recherches vocales formulées dans un langage courant, avec une intention locale (par exemple, « où trouver la pizzeria la plus proche ? »).
  • Les requêtes inédites, qui constituent environ 15 % de toutes les demandes quotidiennes sur Google.

Quel impact sur le référencement naturel des pages web ?

Google Hummingbird n’est pas un filtre comme Panda ou Pingouin. Il n’est pas destiné à sanctionner des pages web qui abusent de techniques SEO peut recommandables. Et pourtant, cet algorithme aurait affecté jusqu’à 90 % des requêtes, quand le Pingouin devait se contenter d’un impact sur seulement 3 % d’entre elles.

La raison ? Elle est très simple : Hummingbird a contribué à débarrasser les résultats de Google d’un grand nombre de pages web qui ne répondaient pas aux prérequis du référencement naturel. Une meilleure pertinence entre les questions et les réponses suppose une mise en avant des contenus de qualité, dotés d’une architecture claire et travaillant un champ sémantique approprié, seuls capables de satisfaire les utilisateurs.

Comme tout algorithme, Google Hummingbird peut être perçu comme une nouvelle contrainte imposée aux webmasters. Mais il est plus juste d’y voir une opportunité : celle de fournir aux internautes des contenus à forte valeur ajoutée, adaptés à leurs besoins, envies et attentes. Le web ne peut s’en porter que mieux.

Google Hummingbird : un critère de référencement naturel à ne pas ignorer
Par Google Hummingbird : un critère de référencement naturel à ne pas ignorer
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